|
| On
retrouvait par moment la convivialité
de nos grandes soirées angoumoises, à l’occasion
desquelles on pouvait rencontrer tous ceux dont on ne connaissait
que la voix ou l’écriture. Cela faisait longtemps que
je n’avais pas eu tant de présentations à faire
et je ne m’en plains pas. J’ai été particulièrement
ravi de rencontrer nombre d’adhérents de longue ou
fraîche date - amateurs ou professionnels - avec qui existent
de vrais liens amicaux et pas seulement bédéphiles.
Ceux
qui avaient regardé la météo
étaient inquiets mais c’était sans compter sur
ma capacité à amener le soleil d’un point à
un autre à mon gré : la pluie est tombée dans
la nuit, sans gêner personne et le soleil a été
présent tous les jours, au moins quelques heures, sans pluie,
ce qui paraissait inespéré.
Il
faut louer la grande qualité des bénévoles
œuvrant pour le festival et permettant à cette manifestation
de prendre chaque année plus d’importance dans la région
: sans Jean-Pierre, Michel et leur équipe, toujours présents
et soucieux de satisfaire, la manifestation aurait très vite
sombré comme les dizaines qui se montent et se démontent
chaque année, quand les passionnés ne sont plus là
(ou qu’on les a écartés, cela arrive bien souvent,
business et pouvoir obligent !). Cajarc VI est mort ! Vive Cajarc
VII !
Le festival a trouvé dans son déroulement une
vitesse de croisière - espace jeunesse, bar et salle conviviale,
expos sympas, circulation fluide, sourire à tous les étages…
- et si l’on vient de très loin (de Béduer même
parfois, comme l’a rappelé un élu) pour se rencontrer
sans cohue, on trouve aussi une très nombreuse part de visiteurs
locaux désireux de découvrir le monde de la bande
dessinée.
J’attends
le compte-rendu d’Imagiens venus là pour la première
ou la sixième fois et qui - quand on en discutait sur place
- trouvaient que l’on pouvait enfin se parler, se rencontrer
et qui étaient ravis de trouver HERMANN
détendu (ayant imposé avec raison son quota de dédicaces)
mais aussi de nombreux auteurs rarement cités et que l’on
devrait retrouver dans les commentaires. Si Quentin GAUSSET, lauréat
LDC 2003, invité à Cajarc, était celui qui
avait parcouru la plus grande distance pour venir (de Copenhague,
il a pu rencontrer Bernard SOUPA, gagnant 2001, revenu des bords
du Léman), nul doute que le kilométrage additionné
de tous ceux qui avaient pris la route pour se rencontrer là
doit être impressionnant !
|